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 ❥ Bad Strawberry ♚ Complete

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Helena Morenos
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MessageSujet: ❥ Bad Strawberry ♚ Complete    Jeu 17 Juil - 3:15


Ichigo Momoi Cavallone
" Ne m'oblige pas à devenir vulgaire... "

⊰Qui es-tu ?

NOM : Momoi Cavallone
PRÉNOM : Ichigo
SURNOM : Bad Strawberry ▬ Ichi' ▬ Fraise
ÂGE : 19 ans
FAMIGLIA/GROUPE : Cavallone
STATUT CONJUGUAL : Célibataire
INTÉRÊT SEXUEL : Hétérosexuelle
ANECDOTES : Enfermée à la Prison Vendicare à l'âge de 13 ans ▬ A été libérée il y a 1 an et 2 mois ▬ Ne quitte jamais Mister Lezard depuis ▬ A également une peluche carotte portant le nom de Mister Carrot alias Kakarot
RANG : Gardienne du Nuage
FLAMME PRIMAIRE: Nuvola ▬ Nuage
FLAMME SECONDAIRE:
FLAMME TERTIAIRE:

♕ Hey comment t'es fringué(e) ?


Parfois… J’ai l’impression que Papa est un lolicon… Parce qu’il n’arrête pas de me dire que je suis mignonne et qu’il prend souvent des photos de moi… Papa dit que c’est parce que je lui ai beaucoup manqué et qu’il est donc important de se faire plein de souvenir mais… Je trouve que c’est un peu trop même si cela me fait très plaisir… Maman me fait beaucoup de câlin et me répète sans cesse que je suis mignonne, un peu comme Papa sauf qu’elle me dit aussi que je suis en train de devenir une belle femme. C’est un peu gênant mais ça me fait également très plaisir. Alors je rougis, et Papa et Maman deviennent encore plus collant, c’est très embarrassant mais j’aime quand ils me prennent dans leurs bras.

Maman aime me brosser les cheveux. Elle les trouve très jolis pourtant ils ne sont rien comparés aux siens. Ils parcourent délicatement le long de son dos pour atteindre son bassin et sont d’un beau noir ébène, alors que les miens sont naturellement verts et atteignent à peine mes épaules.  Il y a quand même deux mèches qui se démarquent du reste de ma chevelure de par leur longueur puisqu’elles ont réussi à franchir la barre de mes épaules. Je pourrais les laisser pousser mais Maman m’a dit que les cheveux longs ne m’allaient pas, que je perdrais un peu de mon charme et Maman a toujours raison ! Tout de fois mes cheveux sont doux, soyeux, brillants et requièrent peu d’entretien comme les siens.

Maman a aussi un magnifique visage de femme mature alors que le mien est encore très marqué par des traits enfantins. Aussi il n’est pas joliment allongé pour prendre cette forme ovale que les belles femmes ont mais plutôt rond, renforçant ce côté enfant... Elle a de magnifique yeux brun bridées, typique d’une asiatique, et les miens sont grands d’une couleur verte comme mes cheveux. Parfois par effet de lumière ils prennent une teinte jeune pâle ou bleutée. Elle a un long nez fin. J’ai un petit nez. Elle a de belles fines lèvres, et les miennes sont loin d’être aussi attirantes… Pourtant cela ne l’empêche aucunement de me répéter que ma « mignonne petite frimousse » ferait fondre le cœur de n’importe qui or elle dit ça parce que c’est ma maman. Je pense que Papa ne serait jamais tombé amoureux d’elle si elle avait eu des traits pareils aux miens, même si il affirme le contraire puisque je suis « sa petite Ichigo »…

En parlant de ça Papa est encore plus méfiant envers la gent masculine maintenant que j’ai des formes, bien moins développées que celles de Maman ! J’aurais aimé avoir d’aussi belles courbes qu’elle, une belle poitrine, un joli… fessier… de longues jambes, être grande comme elle... Pourtant Papa me rassure tout le temps en hurlant presque larmoyant le contraire, tandis que Maman pense que je n’ai rien à envier aux autres filles du haut de mon mètre soixante-huit avec mon 79-60-79 et mes 59 kilos grammes, car « il vaut mieux être jolie et bien proportionnée qu’en avoir trop ! » tel est son dicton !  « En plus ça te fait une belle silhouette en sablier ! » ce qui n’est pas faux, je suis donc plutôt satisfaite de ma taille, de mon poids et de mes mensurations.

D’ailleurs elle prend un grand plaisir à mettre tout ça en valeur en m’achetant des vêtements couteux, tout comme Grand-Mère qui ne se lasse pas de m’envoyer les divers kimonos qu’elle a confectionné rien que pour moi. Sans parler des divers accessoires et chaussures en ma possession. J’ai également une petite collection de vernis mais elle est bien moins imposante que mon dressing. Dedans on y trouve aussi bien des tenues passe-partout que des tenues légèrement plus extravagantes, toujours faites pour le quotidien, ainsi que les tenues pour les occasions spéciales comme : les soirées, réunions exceptionnelles, combats, déguisements, etc.
Au grand dam de Papa qui ne veux pas qu’on lui vole sa petite fille ce qui fait bien rire Maman… Il est désespérant parfois… mais c’est comme ça que je l’aime…

Vous noterez que l’on retrouve souvent les couleurs orange et verte qui composent les plupart de mes tenues favorites dont les coupes sont assez ressemblantes. C’est important ! Sans oublier mon accessoire favori : les lunettes ! Bien souvent de style discret-futuriste, aviateur ou normal.

Oui, la coquetterie est une chose que j’ai hérité de Maman comme cette peaux laiteuse qui se colorie lorsque le soleil d’été pointe son nez, comme Papa, c’est mon côté italien. Par contre elle demande un peu plus d’attention que mes cheveux puisque je dois veiller à bien l’hydrater et pas avec n’importe quoi ! De nature sensible, ma peau réagit à la moindre chose qui ne lui convient pas, aussi elle devient facilement rouge lorsque je la frotte un peu. Mon côté japonais veut également que je mette de la crème solaire afin que le soleil ne me brûle pas, ça serait terrible sinon ! Le froid ne me pardonne pas non plus mais à force, on finit s’y habituer.

C’est un peu près toutes les raisons pour lesquelles Maman et Papa me trouvent parfaite !

♕ Et comment tu penses ?



Ne me regarde pas comme ça, j’ai beau être pathétique, je reste meilleure que toi. Pourquoi ? Parce que Papa me l’a dit et que je suis une Cavallone tout simplement. Je fais partie de la troisième famille ayant le plus d'influence dans le monde de la mafia. De celle qui a su briller après la chute des Vongola. Tout simplement la meilleure Famiglia du monde, et moi, je jure de la faire accéder au sommet parce que cet idiot de Boss est incapable de le faire seul. Sans parler de ces imbéciles qui le suivent afin de lui éviter un énième accident… Il fait perdre le temps de tout le monde et c’est pour cela que je me dois d’être parfaite. Pour faire honneur à mes parents mais aussi pour éviter que mon précieux trésor ne sombre. Alors je m’applique du mieux que je peux, en contrepartie j’exige que tout le monde fasse de même. Non pas que je sois une personne rigide sur le travail ou encore les règles, ce genre de personne est tellement ennuyeux, mais je ne tiens pas à me taper le rattrapage de dossiers ou autres incomplets, ni voler à la rescousse d’une troupe incapable de se défendre toute seule. Non, il est hors de question que je me salisse les mains pour eux. Je ne veux pas mourir à cause d’eux ni leur être redevable d’ailleurs donc je préfère qu’ils me laissent tranquille, et faire des missions solos. Sauf que cet idiot est toujours sur mon dos, et quand ce n’est pas lui, c’est un autre qui hurle dans mon oreillette ! Du coup je suis forcée d’aller les sauver, leur prêter main forte ou pire ! De participer à des activités avec eux…

Alors pourquoi dire que c’est la meilleure Famiglia du monde si je passe mon temps à me plaindre d’eux ? Parce que je les aime. C’est la famille de Papa, et Papa étant le meilleur père du monde entier, il ne pouvait que choisir la meilleure famille du monde entier. De plus ils sont très gentils avec Maman, apportent leur soutien à Grand-Père quand il a besoin, et surtout, ils m’ont sauvés. Ils prennent soin de la pauvre trouillarde que je suis et acceptent mes caprices lorsque que j’en fais. En effet, je suis une égoïste fille à papa et maman pourrie gâtée qui n’en fait souvent qu’à sa tête ce qui me fait passer pour une personne hautaine, croyant que tout lui est dû. Mais ne me mettez pas dans le même panier que ces crétins de pleurnichards. C’est vexant. Parce que contrairement à eux, je ne vis pas au crochet des autres en pensant les contrôler, et ne pense pas être la meilleure pour de stupides raisons. Je sais que je ne suis pas comme ça parce que bien que l’on me gâte, je sais que je suis une faible trouillarde qui a une peur bleue des hôpitaux et tout ce qui s’y rattache ainsi que de rester trop longtemps enfermée entre quatre murs. Parce que je me rattache désespérément à cette vie et à cette liberté qui sont miennes. Parce que je sais que si il venait à arriver quelque chose à ma Famiglia, je m’effondrerais probablement. C’est donc parce que je suis consciente de tout cela, que j’ai le droit de me dire supérieure.

Néanmoins je suis loin d’être l’une de ces énervantes personnes qui s’apitoient sur leur sort. Non, je suis une jeune fille fière et bien élevée. Je ne suis pas une adepte des insultes, je n’aime pas les utiliser bien qu’il arrive que certaines situations m’y forcent… Mais je fais toujours de mon mieux pour rester polie. Aussi, je n’ai jamais compris les personnes trop agitées ou s’emportant pour un rien. Je les trouve tellement stupide de dépenser de l’énergie ainsi. Ils feraient mieux de l’économiser pour des choses plus utiles. Tout comme ces idiots qui ne pense qu’à augmenter leur masse musculaire sans penser à leur cerveau. C’en est presque désespérant… Ne savent-ils pas que le savoir c’est le pouvoir ? C’est pour ça que j’aime apprendre de nouvelles choses  - utiles - et collecter des informations quitte à jouer les fouineuses, même au sein de la famille. Mais je n’aime pas non plus les personnes qui pensent tout savoir ou étudient trop pour ensuite fanfaronner sur leurs connaissances, alors je laisse également de la place à mon instinct. Et puis il est tellement plus agréable de se reposer la tête en jouant à des jeux vidéo, regardant des animes ou dramas, des émissions de divertissement ou encore en se baladant sur le net. Bien que faire un tour en ville sans aucun but n’est pas mal non plus. Tout cela accompagné de sucreries et pâtisseries. Oui, j’ai un pêché mignon comme tout le monde, il n’y a pas un jour qui passe sans que je n’en mange. C’est comme les choses mignonnes, j’adore ça, du coup je déteste tout ce qui est laid. Mais la laideur est une notion relative comme tout.

J'oubliais : ce qui est à Ichigo, appartient à Ichigo. Objets ou personnes. La Cavallone Famiglia est à Ichigo. Ceux qui veulent me la prendre, auront affaire à moi.

♕ Et si tu nous racontais ton histoire ?


La bizzarra avventura di Ichigo


Mon histoire ? Pourquoi devrais-je vous la raconter ? En quoi  vous intéresse-t-elle ? Tout ce qui vous importe est d’avoir des informations croustillantes pour me cracher dessus. De pouvoir la comparer à la vôtre afin de faire semblant de me plaindre, et vous rassurer, en voyant que votre vie est mieux que la mienne. C’est peut-être vrai mais vous me faites pitié.

Parmi vous qui souhaite vraiment me connaitre ? Qui souhaite savoir ce qui m’est arrivé pour mieux me comprendre ? Inutile d’afficher vos répugnants sourires, airs compatissants et autres emplies d’hypocrisie. Mais. Je vais quand même le faire pour que vous puissiez vous réjouir de votre médiocrité. Pour ceux qui pensent pouvoir l’utiliser pour m’atteindre. Pour ceux qui souhaitent connaitre mon Incroyablement Ordinaire Aventure de Mafieuse.




Stardust Crusaders





« Parce que je ne me suis pas faite toute seule.
Il a bien fallût de que deux destins se croisent. »


Mon histoire commence comme celle de n’importe qui. Je suis née de l’union d’une mère et d’un père. Sauf que ma mère est japonaise et mon père italien. Cela doit surement vous paraitre banal, plein d’enfants sont nées de parents aux origines et nationalités différentes, certains ont même plus de deux origines. Mais pour moi c’est exceptionnel parce que mes parents sont, en plus d’être les meilleurs parents du monde, pas comme les autres.

Je vais commencer par Maman, la plus belle du monde. Momoi Naoko, de son nom de jeune fille, n’est autre que l’héritière d’un important clan de yakuza situé à Okinawa : le clan Ganjo. Peu pris au sérieux par la plupart des clans situés à Tokyo, le clan Ganjo a pourtant la main mise sur l’industrie du bâtiment, du raffinage pétrolier et du textile à Okinawa. Il possède même quelques quartiers à Tokyo dans l’arrondissement de Shinjiku, connu pour ses nombreux bars à hôtesses et la forte présence de yakuza à Kabukicho.  C’était donc un lieu stratégique. Ne vous faites pas d’idée en pensant que ce clan n’est qu’un amatie de raclure comme les autres. Leur chef est un homme respectable qui refuse d’user inutilement de la force, d’envahir les territoires adverses sans raisons valables ou de nuire à vie d’innocents. Quand à l’abus de femmes, c’est impensable. Lui-même a sauvé une geisha dont la virginité allait être vendue à un homme des plus dégoutants en devenant son mécène. En générale ceux-ci ont l’habitude de demander des faveurs à celles qu’ils entretiennent en échange, mais cet homme ne l’a jamais fait, parce qu’il respectait et aimait cette geisha qui finit par l’aimer à son tour.
Cet homme n’est autre que mon grand-père Ganjo Gôro. La geisha c’est ma grand-mère Momoi Birei. Ensemble ils sont à la tête de l’énorme clan de yakuza que l’on connait aujourd’hui. Majoritérement composé de gamins ayant perdu le droit chemin ou abandonnés de leur famille, voire les deux, ils ont recueillis ceux dont personne ne voulait. Certains de ces garnements sont devenus des adultes avec une famille à charge, d’autre sont carrément grands-parents comme les miens.
Voici le merveilleux  clan de yakuza dans le lequel j’ai en partie grandi. Celui qui deviendra un jour à Maman malgré les réticences d’une minorité de la famille.

« Une femme doit porter le nom de son père ou de son mari. » Voilà ce qu’ils pensaient. Un affront que cette fille leur faisait. Ils avaient tellement de merde dans le crâne qu’ils leur étaient incapable de voir à quel point elle chérissait cette famille pour la défendre comme elle le faisait et le fait toujours.
Et cette merde finit par avoir raison de leur cerveau lorsqu’elle commença à fréquenter « ce gigolo d’italien », Papa. Grand-Père n’avait pourtant rien contre cette relation et y voyait même une bonne opportunité. Il n’était pas dupe mais savait également que créer un lien avec la mafia italienne lui permettrait d’assurer les arrières de la famille si ça se faisait, en plus de gagner d’autres avantages.

Venu au Japon pour une simple affaire de routine, Papa ou Duccio Cavallone, a rencontré Maman lors de circonstances assez spéciales puisqu’ils se sont vus pour la première fois dans l’un des bars à hôtesse de Grand-Père. Maman l’avait accompagné faire l’état des lieux. Une fois l’inspection terminée, elle alla ensuite discuter avec les hôtesses avec qui elle s’était nouée d’amitié. Elles prirent place sur l’un des gros canapés du bar afin d’y être plus à l’aise, acte qui portait à la confusion puisque : les habitués savait qu’elle était la fille du patron de ces lieux, tout comme ils savent qu’essayer de profiter d’une hôtesses peut leur coûter leur peau, mais pas les petits nouveaux dont Papa.
Maman ne correspondait pas vraiment à son idéal féminin mais il eut comme un « tilt » en la voyant. Se dirigeant vers elle avec l’assurance d’un étalon italien, Maman se douta qu’il l’a prise pour l’une des hôtesses et le laissa s’installer amusée avant de le laisser déballer ses belles phrases de séducteur. Cette situation amusait beaucoup Maman qui finit tout de même par lui avouer qu’elle n’était point une hôtesse mais bien la future propriétaire des lieux.

Faisant partie intégrante de l’espèce masculine, Papa le prit mal, très mal. Sa fierté en avait pris un coup. Enervé, Il sortit du club dégouté et ne  souhaitait plus rentrer à l’hôtel, et quitter ce pays au plus vite. Sauf que Maman le rattrapa, elle s’excusa pour cette mauvaise blague, mais il ne voulut rien entendre de cette femme qui venait de se jouer de lui.  Et prise au dépourvue, Maman lui lança un défi. Oui. Un défi. C’est tout ce qu’elle trouva de mieux pour le retenir. Une course sur l’une des nombreuses autoroutes de Tokyo, une course de Wangan. Le premier arrivant à distancer l’autre serait déclaré vainqueur et aurait le droit de demander au perdant ce qu’il voudrait. Au début il lui ria au nez, heureusement Maman pouvait compter sur ce don que toutes les femmes possèdent: celui de manipuler les hommes. Papa étant un mâle, il ne pouvait évidemment pas résister et accepta, voulant lui montrer qu’on ne se moquait pas ainsi de Duccio Cavallone !

Après deux-trois tours de chauffe pour qu’il puisse un peu tâter le terrain, ils s’élancèrent entre les voitures. Le résultat fut sans appel, Papa perdu le défis. Pourtant jamais la défaite n’eut un goût si délicieux, et elle fut encore plus douce lorsque son gage était de la revoir. C’est ainsi que de fil en aiguille, Papa et Maman tombèrent amoureux et murent quelques années plus tard.

En plus des Cavallone Papa avait enfin la famille dont il rêvait tant. Il allait nous offrir la vie qu’il n’eut la chance d’avoir et me faire connaitre cette mafia qui l’a recueilli, celle qui lui tendu la main alors que tout le monde le rejetait. Enfant, Papa a souffert. Il se faisait passer à tabac par cette ordure qui lui servait de père, quoiqu’il est fort probable qu’ils n’aient aucun lien de parenté puisqu’il forçait Nona, qui était déjà enceinte, à se prostituer. Nona qui fut mise à la porte à cause de cette même grossesse. Nona qui a quinze ans à peine devait penser à l’avenir de son enfant, Papa.

Au début elle gagnait son argent de façon propre, honorable afin que son fils soit fier d’elle. C’était dur. Plusieurs fois elle fut tenté par l’argent facile mais elle ne céda pas, jusqu’à ce qu’il débarque dans sa vie. Ce déchet avait profité de sa détresse pour se servir d’elle à des fins plus que répugnantes. Elle dut d’abord le satisfaire lui. Puis ses amis. Puis les amis de ses amis. Puis tous ceux qui étaient prêts à payer pour profiter du corps frais d’une jeune fille de dix-sept ans. Pas un seul instant il la considéra comme sa femme. Il l’avait réduite en torchon sur lequel on s’essuyait avant de le jeter. Malgré ça elle resta forte pour Papa qu’elle protégea au péril de sa vie des coups de ce déchet avant de malheureusement mourir à seulement vingt-trois ans. Laissant entre les mains de ce monstre Papa, âgé de huit ans.

Un gêneur. Un parasite. Une merde laissée par cette chienne. A chaque fois qu’il le voyait, il frappait, sans raison. Juste par haine, par frustration. Même le statu de bonne à tout faire ne le sauvait pas. Tous les jours il avait droit à ses bruits et visions écœurantes de cet immonde trafique au sein des murs tout aussi immondes qui constituaient « sa maison ». Ils souhaitaient tellement se débarrasser l’un de l’autre. Ils le souhaitaient tellement fort que ça sortait de leur tête. Alors il tabassait Papa encore. Et encore. L’humiliait tous les jours. Mais Papa ne voulait pas mourir. Papa était trop résistant. Papa était invincible. Ca le mettait hors de lui. Il décida donc d’en finir une bonne fois pour toute. Sauf. Que Papa eut le dernier mot. De ces poings d’acier il le rua de coup. Papa venait d’exploser. Il continua de le marteler même inerte. Il l’avait mérité. Puis il rassembla le semblant de pureté qui restait dans cet endroit, et s’en alla. Rayant définitivement cette partie de sa vie par le feu.

Papa avait douze ans.

Il vola ensuite comme tous les gamins. Travailla jusqu’à l’épuisement pour des salaires de misère avant de plus tard, tomber dans les jeux d’argent. Il était doué, il savait manier les mots, mais il tomba sur plus fort que lui : des anciens de la famille Cavallone. Forts et jeunes à l’époque, ils mirent rapidement Papa à sa place avant de l’amener au Cavallone Nono. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils virent le potentiel en lui, et le Nono sa droiture. Ainsi il l’accueillit chez les Cavallone. D’où son fort attachement à la Famiglia au point d’en prendre le nom et de me le donner.




Golden Wind





« Les mafieux et les yakuza sont plus gentils qu’on ne le pense.
Ils sont un peu comme des peluches. Si ils vous aiment bien. »


Si j’avais été un garçon mon nom aurait été Isshin Cavallone, mais je suis une fille donc ils me nommèrent Ichigo Momoi Cavallone parce que Maman mangeait beaucoup de fraise quand elle était enceinte de moi. Depuis la fraise est son fruit préféré.

La petite fraise que je suis naquis donc en Italie dans un foyer remplit d’Amour, et fit ses premiers pas au Japon. Grand-Père et Grand-Mère avait beaucoup insisté sur le fait que j’y fasse ma première école. Pas que le système italien soit mauvais mais ils tenaient à ce que je m’imprègne des valeurs japonaises dès mon plus jeune âge, en plus de celles du clan. En tant qu’héritière de celui, il était important que je me familiarise aux règles et à tous ces yakuza. Papa n’était donc pas souvent présent à cause don son devoir envers les Cavallone mais il ne manquant jamais les moments importants de ma petite vie. Mes premiers mots. Mes premiers pas. Mon premier jour d’école. Mes anniversaires. Je ne sais comment il a su être là  à chaque fois mais qu’importe. Papa est le meilleur. En plus j’avais Grand-Père, Grand-Mère et les autres.

Grand-Père m’emmenait souvent dans tous ces endroits qu’adorent les enfants. Parc, zoo, aquarium. Dès qu’il en avait l’occasion il sortait la famille dans l’unique but de me faire plaisir, et allait même jusqu’à mettre le clan à contribution. Il n’était donc pas rare de voir une vingtaine de personne prendre possession du parc pour simplement pique-niquer, ni de voir cette même vingtaine de personne louer le terrain de baseball, de softball ou de football de la ville pour faire une partie. Et ne parlons même pas de la sortie à la plage ou de l’Hanabi… Car là, ce n’était plus une vingtaine de personne qui occupait les lieux mais bien une cinquantaine au moins. Oui, le clan entier ne pouvait quitter le domaine, il fallait qu’une partie reste pour le protéger. Mais que ce soit à la maison ou lors des moments de détente, cette bande de yakuza froid et sans pitié, se transformaient en véritable peluche dans l’intimité. Des peluches débordantes d’Amour, souhaitant simplement le meilleur pour les enfants que nous étions. Voulant à tout prix que nous grandissions loin de cette violence.

Grand-Mère, Grand-Père, Maman et Papa étaient comme eux. Ils ont repoussés cet instant le plus longtemps possible. Préserver encore un peu mon innocence ils me chouchoutaient, j’étais leur petite princesse. Sauf qu’ils avaient tendance à oublier le milieu dans lequel nous vivions…

Il eut ce moment inévitable où je commençai à m’interroger sur les activités de la famille et surtout, où j’eus envie de me battre comme eux. A mes yeux chacun de leurs entrainements étaient comme un super combo de supers héros, et quand on est petit, on aime les supers héros à un tel point qu’on veut les imiter, être aussi fort qu’eux. Grand-Père et Maman me firent donc tester plusieurs clubs d’arts martiaux jusqu’à ce que je trouve celui qui me plait. J’avais donc quelques bases mais ce n’était pas aussi extraordinaire qu’eux. Et bien que Grand-Père leur interdise de m’apprendre quoique ce soit, ces peluches de yakuza désobéirent de temps en temps.

Il ne faisait aucun doute que Grand-Père et Maman étaient d’excellents combattants au niveau d’Okinawa mais ils s’arrangeaient toujours pour s’exercer hors de ma vue.

Il fallut que j'attende mes dix ans pour avoir le droit de les observer.




Steel Ball Run





« La Scuolla Della Mafia est une arène.
Chaque élève s’y bat pour obtenir ce trophée qu’est Le Sommet. »


La Scuolla Della Mafia fut sans aucun doute la période la plus amusante de ma petite vie. En échange de mon entrée dans cette école, je dû quitter mes nounous de yakuza pour m’envoler vers l’Italie, pays de la seconde moitié de ma famille. Notre départ fut arrosé de pleurs et que pouvait faire l’enfant de dix que j’étais mise à part pleurer moi aussi en voyant tous ces soi-disant gros durs fondre en larme comme des bébés. Plus je me rapprochais de notre avion et plus je sentais mon cœur se serrer, je voulais, vraiment rencontrer la famille de Papa. Voir qui était ces si merveilleux Cavallone dont il nous parlait sans cesse mais j’avais peur. Peur de ce pays que je n’avais jamais vu. Peur de ces gens que je ne connaissais pas. Peur de cette nouvelle école. Peur des gens de cette famille.

Avec Maman nous foulions cette nouvelle terre, nous serrant mutuellement très fort la main et nous lançant un à chacune un sourire d’encouragement. Nous avions appris l’italien mais ne connaissions rien ou presque de l’endroit d’où provenait cette langue. L’envie de faire demi-tour ne nous manquait pas. Nous étions là sur le tarmac, nous pouvions le faire l’avion se vidait encore de ses passagers, il nous suffisait juste de nous retourner. De courir pour l’atteindre. Nous y installer. Et attendre tranquillement qu’il nous ramène au Japon. Mais nous allions faire de la peine à Papa. Alors on avançait. On le suivait. Péniblement. Je crois qu’on se sentait toutes les deux coupables de nous sentir aussi mal au point de désirer quitter cet endroit alors que devant nous, Papa était heureux. Sautillant presque de joie avec ce sourire idiot collé aux lèvres.

L’arrivée à la maison fut encore plus déstabilisante.
Notre maison se situait pas loin du Manoir Cavallone. Etant habituée à vivre dans la grande propriété dans clan, elle me paraissait assez petite mais l’intérieur n’en restait pas moins agréable. Enfin, Maman et moi étions un peu plus à l’aise. Installer nos affaires ne pris pas de temps puisque Papa avait déjà meublé ce qui devint notre nid avec Amour. C’est limite si il ne pleurait pas lorsque nous découvrions les lieux. Comme un bon père de famille, il pensa à tout et bâtit ce cocon de ses propres mains. Lui qui pendant si longtemps dormi seul ici en rêvant de ne pouvait qu’encore plus être heureux en nous voyant réuni pour de vrai.
L’installation terminée, nous nous rendîmes sans tarder au Manoir, rencontrer nôtre famille italienne. Ce fut un choc au sens propre comme au sens figuré. Accolades. Bises. Poignées de mains. Câlins. Pincements de joues. Ébouriffements de cheveux. Nous étions complètement assaillis. Et puis cet italien que seul Papa, moi et Maman parlions nous chargeait maintenant les oreilles. Maman s’en sortait plutôt bien. Après tout Maman était –et est toujours- la plus belle femme du monde, son charme lui permettait de se sortir de n’importe quelle situation. Et moi. Telle une larve. Mon cerveau fini par saturer. Tentant de me cacher derrière cette femme dont j’avais honte d’être la fille. Ils m’en empêchaient. Me bloquaient le passage. Sans aucun refuge. Je plaquai mes mains sur mes oreilles, observant perdue autour de moi afin de trouver une issue. Mes yeux se remplir de larmes pour finir par éclater en sanglot au milieu de cette foule en effervescence. C’était là ma seule protection contre ce nouveau monde.

L’idée d’avoir fait de la peine à Papa s’ajouta à mon angoisse. Je venais de le ridiculiser devant tout le monde, ils allaient sans doute le détester lui aussi à cause de moi. Cette nouvelle pensée faillit m’exploser le crâne, le silence que j’avais créé n’aida en rien. Puis des rires. Dans ma tête s’en était fini de moi, fini de notre famille mais j’avais tort. Doucement, Papa me caressa les cheveux avant de me soulever. Le monde me paraissait alors bien moins effrayant. L’italien redevint la langue que je connaissais. Les rires moqueurs se transformèrent en de chaleureux rires tendres. Ce premier contact au départ catastrophique termina en une joyeuse réunion de famille.

Maman avait encore un peu de mal à prendre ses marques mais elle pouvait compter sur les autres femmes mafieuses venues du Japon avant elle. Ses femmes allaient être en plus de précieuse amies, ses repères dans cette univers car la mafia occidentale différait de la mafia japonaise sur pas mal de points, et puis toutes ses coutumes et habitudes n’étaient pas toutes faciles à apprendre. Et pendant que Maman faisait des efforts, de mon côté, je ne chômais pas non plus.

Comme Papa me l’avait dit, la Scuolla Dellla Mafia était très différente des écoles tranquilles que je fréquentais à l’archipel nippon. Ici, on apprenait à devenir de parfait mafieux. Je fus confrontée à une autre vision de l’amitié, une vision où celle-ci est à double tranchant et ne se fait pas sans intérêt. Bête ou plutôt trop innocente que j’étais je ne comprenais pas pourquoi, je me pris pas mal de coups à cause de ça. Plusieurs fois je voulus abandonner. Papa et Maman s’en voulaient de ne pas m’avoir mieux préparés, ils avaient torts parce que : préparée je l’étais, il fallait juste, laisser le temps à la machine de se mettre en marche.

Les yakuzas m’ont appris les bases et la Scuola della Mafia se chargea de les approfondir. A cet instant j’eus conscience d’avoir toutes les cartes en mains, et je les abatis, une par une. Méticuleusement. Avec soit. Je fis tomber mes adversaires. Dompta le menu-fretin. Me fis respecter par mes alliés. Pouvant enfin prétendre au Sommet. Je savais tout ce qu’un bon mafieux devait savoir. J’étais une brillante élève avec un bel avenir dans la Mafia. Peut-être même plus ! Un brillant avenir ! J’allais rendre fier les Cavallone ! Fier le clan Ganjo ! A chaque vacance je me faisais un plaisir de conter mes exploits à mes nounous yakuzas qui ne pouvaient s’empêcher… de… oui… d’être fier de moi… J’étais contente, je rendais tout le monde heureux. Je pouvais enfin, moi la petite Fraise, leur rendre la pareil. En leur rendant petit à petit, tout le bonheur qu’ils m’ont offert.




Phantom Blood





« Vindice. Gardiens des lois de ce monde. Être vêtus de noir synonyme d’enfer.
Je l’ai souhaité de tout mon cœur. Mais il était déjà trop tard. Mes mains étaient imprégner de pourpre.  Avaient fait de moi, une Fraise moisie. »


J’ai pleuré. Tellement. Tellement. Si fort. J’ai hurlé de toute mon âme. Mon cœur m’avait été arraché à vif. J’ai voulu essuyer mes larmes, stopper ces cries, reboucher ce trou béant mais je ne pouvais pas. Ce rouge sur mes mains m’effrayait. Je ne voulais pas qu’il m’imprègne d’avantage. Je ne voulais pas qu’il me souille encore. Je ne voulais pas qu’il reste sur ma peau. Alors j’ai cherché désespérément à m’en débarrasser. Sur le sol. Sur ces corps inertes. Sur mes vêtements. Mais rien à faire. Elle me rongeait déjà les os. J’ai voulu m’arracher la peau. Mais j’en ai été incapable parce qu’elle me tétanisait.

Ils m’ont pris dans leurs bras pour me calmer mais je ne voulais pas qu’ils me touchent. J’allais les salir. Eux aussi allaient être imprégnés de cette immonde couleur mais ils s’en fichaient. Je les ai repoussé malgré moi. De toutes mes forces  j’ai voulu les protéger de cette saleté. Puis ils sont apparus. Instinctivement j’ai compris que plus jamais je ne reverrai les êtres qui me sont cher. Désespérément j’ai couru vers eux, pour les serrer tellement fort qu’ils seraient impossible de me détacher de mon précieux trésor mais il était trop tard. Le métal froid glaça d’abord mon coup. Puis mes poignets. Me tirant jusqu’à ce trou noir qui les avaient amené ici, je m’accrochai au sol. Tentant d’y implanter mes ongles pour ne pas être emportée mais leur force était supérieur à la mienne. Ne laissant qu’une trace rouge mêlé de larmes, ce trou sombre qui m’avait engloutit serrait désormais ma lumière.

Par leur faute, j’étais condamné à rester enfermé dans ces cages noires. Parce qu’ils ont voulu se venger des Cavallone, de Papa, ils m’ont obligé à les tuer. Parce qu’ils ont voulu faire refaire revivre à Papa l’enfer de son enfance en profitant de Maman avant de profiter de moi devant ses yeux, ils m’ont forcé à les arrêter. Je n’ai eu aucune pitié à ôter la vie de ses déchets. De mes mains j’ai transpercé un par un ceux qui à mes yeux étaient des monstres. Sans m’en rendre compte je venais de décimer une famille. Femmes et enfants compris. Tous étaient complices de ce crime. Tous en voulurent après nos vie, alors des mes poings je les ai martelé. De mes poings j’ai fendu leurs crânes. De mes poings j’ai réduit leurs chairs. Leurs corps meurtris me servir de bouclier contre leurs propres alliés. Leurs armes se retournèrent contre eux, leurs propres balles les vidaient de leur sang. Ils tombaient dans leurs pièges. S’enfuyaient à ma vue mais il était trop tard. La machine était lancée. Je ne réfléchissais plus, mon inconscient venait de me faire entrer dans une sorte de transe, d’intense concentration, dans une zone dépourvu de toute pensé inutile. Abattre ceux qui se dressaient contre moi, tel fut l’ordre donné à mon corps par mon instinct. Ce corps lui-même animé par une énergie qui m’était inconnue. Une énergie brûlante qui consommait mon corps. Comme me hurlant de frapper sans retenue. C’est à peine si je les sentais lorsque je les heurtais. Tant de puissance dans ce corps chétif, ils me regardaient horrifiés. Mais je n’y pouvais rien. Ce n’était pas de ma faute. Ils n’auraient pas dû nous enlever de manière aussi lâche. Ils n’auraient pas dû nous enlever. Nous attacher sauvagement et nous traiter comme des animaux. Maintenant ce sont eux les bêtes que ma justice poursuit. Jusqu’au dernier je les ai exterminé, eux qui étaient fier de nous avoir empoisonné via nos délicieux mets. Eux qui étaient fier nous avoir fait prisonniers. Eux qui étaient si fier de nous avoir rapporté dans leur manoir tel des trophées de chasse. Eux qui se faisaient une joie de nous détruire. Justice fut faite, elle s’abattit sur leurs âmes noires. Délivrant mes parents de mes ennemis. Sauf que les Vindices me prirent. M’arrachèrent de ce monde radieux pour m’emporter dans leur monde sombre.

J’aurais tellement voulu… Que jamais ces monstres, n’apparaissent en ce jour de réjouissance, dans ce restaurant qui devait être synonyme de joie.

Je n'avais que Treize ans.




Stone Ocean





« J’ai voulu m’échapper de ces cages noires et ils m’ont enfermé dans un lui plus sombre.
Perdant tout espoir de les revoir. Un Ange m’a entendu et me libéra de cet enfer. »


Je n’en pouvais plus. Une minute de plus enfermée dans ces murs et je devenais folle. Je ne supportais pas ces ténèbres. Je voulais revoir la lumière, mon précieux trésor. Je devais sortir de cet endroit. Ces êtres sombres me faisait plus que peur mais le désir de retrouver les miens était plus fort, ce désir de lumière surpassa ma peur. Mon Amour pour ma famille surpassait tout. J’allais m’enfuir, m’échapper de cet abyme ! Ces barreaux à l’apparence indestructible, j’allais les briser. Pour franchir cet interminable couloir et revoir la lumière.

Cette chaleur était différente de la dernière fois. Elle me consumait toujours, me brûlait mais n’était pas violente comme cette fois. Elle me dictait de courir au lieu de frapper. De me protéger au lieu détruire. De vivre au lieu d’exterminer. Alors je fis ce qu’elle me dit. Détruis ces barreaux. Couru comme jamais pour ma vie. Leurs yeux luisant m’observaient, ils me prenaient pour une folle. Personne ne pouvait échapper aux Vindices. Personne ne pouvait s’échapper de la Prison Vendicare. Mais qu’importe mes jambes me portaient déjà vers la sortie au rythme effréné des battements de mon cœur. L’adrénaline inhibait mon cerveau, il ne fallait pas qu’il m’empêche d’accélérer. Non. Je ne devais pas m’arrêter. Abattant les obstacles, je touchais presque au but ! Du bout de mes doigts je pouvais sentir une légère brise. Dans ces murs teintés de rouge et de noir, je pouvais sentir mes pas devenir plus léger. Je pouvais… Le faire… Mais… Encore ces chaines…

J’ai recommencé mainte et mainte de fois. Animée par ce désir de vivre. Ils m’ont toujours ramenés dans cette cage froide. Jusqu’à cette fois de trop, cette fois où je revu le ciel. Cette fois-là, ma prison allait être une cuve qui avait pour but de noyer toute envie de vivre.

Plus douce en apparence, elle n’en était pas moins cruelle. Me faisant complètement perdre la tête, la notion de temps n’existait plus. Je ressassais mes souvenirs pour ne pas oublier. Pour ne pas me sentir seule. Pour oublier ce liquide glacial. Je me souvenais parfaitement des visages de Maman et Papa. De leurs voix. Du sentiment que j’éprouvais lorsqu’ils m’étreignaient. De leurs parfums. De Grand-Mère. De Grand-Père. Du clan. Des Cavallone. Puis les événements n’étaient plus dans l’ordre. Ensuite ils se sont mis à se mélanger. Après ça j’ai oublié. Petit à petit. Des parties de ces moments. Les voix qui se modifièrent à chaque fois. Les visages qui devinrent de plus en plus flou. J’ai tenté de les retrouver, de les reconstruire mais à partir de cet instant, j’ai commencé à me demander si tout cela n’était qu’un rêve. Si cette fille aux cheveux vert que je voyais tout le temps était bien moi, si celle qu’on appelait « Ichigo » était bien moi, si j’existais.

Ces traces de « souvenirs » se métamorphosèrent en tâches colorés, de colorés elles passèrent à blanc. Le blanc total. Sans son. Il n’y avait plus rien.

Un jour ce blanc se brisa. Des bruits traversèrent ma cuve de façon désordonnée. Je ne compris absolument rien à ce brouhaha. Mes oreilles avaient perdu l’habitude de traiter les sons pour en faire quelque chose de compréhensible. Il m’avait donc été impossible de savoir ce qui se passait de l’autre côté de ces parois de verre mais c’était tout de même agréable, d’entendre à nouveau.
Mes yeux prirent alors le relais en forçant mes paupières à se soulever pour qu’ils puissent observer la situation mais encore une fois ce ne fut pas très fructueux. J’ai failli d’abord perdre la vue à cause de la lumière avant de ne voir que des tâches colorées, encore une fois… Je pensais que je rêvais une nouvelle fois mais le liquide quittant la cuve confirmait le fait que ce que je percevais était bien réel.
Et je me serais lamentablement écrasée sur le sol si l’on ne m’avait pas rattrapé. En plus de ne plus voir et entendre correctement j’avais perdu la faculté de marcher… Combien de temps s’était écoulé… pour que je devienne aussi pathétique ? Et puis qui me tenait ? Qu’est ce qui se tramait ? Mes pieds quittèrent le sol, vidée de toute force je ne pouvais que me laisser faire mais je paniquais. Bizarrement, dans cette panique, mon seul réflexe fut de m’accrocher à cette personne qui m’enlevait… Et bizarrement cette personne me semblait rassurante. Visiblement il me parlait mais je ne parvenais toujours pas à former les phrases bien je reconnaissais enfin quelques mots. Sa voix vieillotte me donnait une indication sur son âge, puis une autre plus jeune vint titiller mes oreilles. Ils étaient donc deux. Deux hommes même, leurs voix graves me l’affirmaient. En attendant j’avais de plus en plus froid et mon corps n’hésita pas à le leur signaler via des tremblements. Ils me mirent alors quelque chose de chaud sur moi avant de se débattre pour me mettre ce qui une veste ? Je me sentais ridicule, heureusement que je ne les voyais pas clairement car vue la façon dont ils me faisaient bouger dans tous les sens ça ne devait pas être beau à voir…

L’air se fit beaucoup plus froid, je suppose que l’on était dehors. Je fus secouée par la course de celui qui me portait me fus bien heureuse qu’il se soit pressée, sinon je serais surement morte d’hypothermie à l’heure qu’il est.

Une voiture. Mon cœur loupa plusieurs battements. Était-ce mon billet de retour ? Allais-je enfin retourner à la maison ?! Revoir Papa, Maman et tous les autres ?! L’espoir m’envahit tellement que je ne remarquai même pas que je voyais à nouveau correctement. Je distinguais enfin ceux qui m’avaient sortis de cet enfer. Un homme plus ou moins âgé accompagné d’un jeune blond. Je les observais, les analysais presque de mes yeux interrogateurs. Le blond ria en me voyant perdue alors que l’homme âgé se contenta de sourire. Je pris mal, et ils durent le remarquer puisque le blond s’arrêta de rire et s’excusa. Il se présenta ensuite sous le nom de Dino Cavallone,  puis il présenta celui qui apparemment était son bras droit, Romario. Des Cavallone. J’allais donc bien rentrer à la maison. Plus encore, c’est le Boss qui me ramenait chez moi ! Au début je ne le croyais absolument pas ! C’était impossible ! Mais la bague ne trompait pas… Je fus complètement abasourdie… Il m’exposa ensuite le contexte actuel, assez chaotique… Mais d’après lui on était en bonne position pour prendre la tête de la mafia. Eh oui les Vongola n’était plus premier, je n’arrêtai pas d’être étonnée lors de ce trajet.

Voici donc l’Ange qui m’a libéré.




GoGolion





« On ne peut enfermer une éclatante Fraise.
Je suis le Nuage des Cavallone, Ichigo Momoi Cavallone. »

J’ai donc passé cinq ans dans la Prison Vendicare. Après ma sortie nous sommes directement allés à l’hôpital pour voir si j’allais bien. Je m’y sentis mal, normal après ce que je venais de vivre. Sans force, il m’était impossible de me débattre et dû me résoudre à entrer dans ce bâtiment. Les machines, l’odeur des médicaments mélangée à celle des désinfectants, les aiguilles. Je détestais tout ça, ça m’effrayait. Tous ces objets étaient semblables à des instruments de torture pour moi. Je ne supportai pas ma première nuit là-bas, ni les suivantes. Mon quotidien à l’hôpital fut rythmé par les crises d’angoisse. Je n’en pouvais plus, je ne désirais qu’une chose : rentrer chez moi. Mais je devais encore subir cette épreuve.

Impossible de dormir ou de manger. C’est à peine si je m’hydratais, on me nourrissait alors par perfusion, bien que j’avais récupérer des forces me maitriser était facile. Perfusion que j’arrachais souvent. Les médecins furent bien vite excédé par mon comportement mais vu la somme d’argent que le Boss avait versé, ils ne pouvaient pas me renvoyer. D’ailleurs il venait tous les jours avec Romario pour s’informer de mon état. Je ne comprenais pas son intérêt pour moi. Un jour, je finis par lui demander pourquoi il avait fait tout ça. Il m’expliqua à nouveau le contexte actuel mais je n’en avais pas besoin, je le savais déjà puisqu’il me l’avait lorsque nous étions en voiture. Je réitérais donc ma demande, lui coupant la parole et ça là qu’il me présentant une bague accompagnée d’une boite de la même couleur que la pierre de l’anneau. Il me dit ensuite, clairement cette fois, qu’il avait besoin de nouvelles forces pour protéger la famille et l’aider à prospérer en ces temps agités, et j’étais l’une d’elle. Surprise, je ne dis cependant rien, enfilant simplement l’anneau à mon doigt et observant la boite. Toujours avec ce sourire idiot aux lèvres il continua ses explications en me disant d’apprendre à maitriser ma flamme de la volonté pour ouvrir cette boite. J’avais entendu parler de cette flamme, et en avait quelques élèves de la Scuolla Della Mafia l’utiliser mais ce n’était pas mon cas. Du moins jusqu’à ce que Romario intervienne pour m’expliquer à son tour que je l’utilisais sans doute inconsciemment, ce qui expliquerais ma puissance de frappe lors de « ces deux évènements » et peut-être même avant. Ils me quittèrent sur ces explications, me laissant seule avec ces éléments flous. Au moins ça m’évita de refaire des crises la journée puisque je tentais de trouver un moyen pour ouvrir cette boite. Par contre c’était pareil le soir, je ne dormais toujours pas…

Au bout d’une semaine je fus capable de produire une flamme, faible mais elle était là. Mon attribut était donc le Nuage. Je ne sais pas comment le Boss l’a su mais qu’importe. Et une nuit, alors que j’angoissais encore je réussis à produire assez de flamme pour découvrir ce qu’il y avait dedans. La peur m’avait encore une fois poussé. C’était pathétique. Mais le réconfort que m’apporta l’animal qui en sortit effaça ces sentiments. C’était un petit lézard, faisant à peine la taille de ma main mais c’était amplement suffisant pour moi. Depuis je ne le quitte plus.

Mon observation à l’hôpital pris enfin fin. Je pu retrouver ma famille, tout le monde était là même le clan ! Mes nounous de yakuza avait fait le déplacement rien que pour moi, et encore une fois ils pleurèrent tous comme des bébés me faisant pleurer moi aussi.
Lorsqu’ils apprirent pour mon emprisonnement toute la famille s’effondra alors naturellement quand ils apprirent mon retour, la joie les envahi et ils cherchèrent à me revoir le plus vite possible.
Dino me laissa profiter d’eux un bon moment avant de passer aux choses sérieuses. Il fallait que je retrouve un niveau correct pour faire face aux nouvelles menaces et devait reprendre ma scolarité. Je m’entrainai et étudiai donc sans relâche pour avoir le niveau digne d’une gardienne.

Aujourd’hui je suis âgée de dix-neuf ans et cela fait un an et deux mois que je suis libre. Actuellement je pense être encore en dessous du niveau d’un gardien mais je compense comme je peux, et fais en sorte que cela ne se voit pas. Romario dit que je me sous-estime mais je ne le crois pas. Quand à mes études, eh bien, j’ai réussi à plus ou moins me rattraper. J’ai encore des lacunes, et je dois passer ma dernière année pour décrocher mon diplôme et ne plus me soucier de ma scolarité mais, je n’ai aucun doute sur le fait que j’y arriverai.

Voici donc mon Incroyablement Ordinaire Aventure de Mafieuse. Et elle n’est pas prête de s’arrêter.




TO BE CONTINUED !

PRENOM OU SURNOM : C'est bien Ichigo .___.  ÂGE : Je suis une adulte maintenant! o/ FRÉQUENCE DE VISITE : Le plus souvent possible? COMMENT ES-TU ARRIVE ICI : J'étais déjà là avant!  COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? : Il est beau *^*  UNE DERNIÈRE CONNERIE : Oreeee!~ Tachiiii!~ CA-VA-LLONE! Des'! ❤ CODE DU RÈGLEMENT : Coquillage... De Sangoku... Le Tajin... =__=" VOTRE NIVEAU DE RP : Je me défend bien?



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Ryu Serizawa Tamao
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MessageSujet: Re: ❥ Bad Strawberry ♚ Complete    Dim 17 Aoû - 0:48

Validation !



Kyokugen, Momoi ! Moi ainsi que le reste du staff avons été fier de pouvoir valider ta fiche de Présentation. J'espère que tu passeras des moments inoubliables, que t'amuseras énormément auprès de notre communauté quelque peu "Fofolle" et surtout que tu ne tenteras pas de draguer Dino. Enfin bref, après avoir discuter autour de ta fiche nous en sommes arrivés à l'analyse suivante :

  • Longueur : Une fiche assez longue, néanmoins il est dommage que le début de ta fiche ne soit pas aussi travaillé que le reste, elle paraît quelque peu moins lisible que la fin. Cela demeure toutefois très bien.

  • Style : j'ai totalement accroché pour le style d'écriture. C'était un style personnel qui détaillait très bien. Même si j’étais distraite j'avais envie de lire la suite a chaque fois.(by Alyss) Il semblerait qu'à l'unanimité ton style nous ai bluffé (by Ryu) Rien a redire là dessus.(by Ukio)

  • Originalité: Avis Neutre ! Une histoire très originale tachée par des éléments clichées a vrai dire ahurissants. Tu tabasses des gens à 13 ans ou du moins les martèle de coups (?) Tu as des cheveux verts naturels (?) Tu tentes tout de même de te sauver de la prison Vendice toute seule à maintes reprises depuis tes 13-14 Ans (?)

  • Orthographe/Syntaxe : Sinon, une Bonne Rédaction dans l'ensemble cependant quelques fautes de conjugaison, d'accord, et de ponctuations par çi par là.

Donc après toute ses remarques, tu obtiens le Niveau 18 et 10800 d'EXP ! Te voilà donc Niveau 18,5 !

Bonne continuation à toi, KYOKUGEN FIGHTING !
Ryu Serizawa Tamao.

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❥ Bad Strawberry ♚ Complete

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