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 Duo de lapins : Lucia et Pinko sont dans la place ! [EN COURS]

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Lucia Nasuko
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MessageSujet: Duo de lapins : Lucia et Pinko sont dans la place ! [EN COURS]   Ven 8 Aoû - 0:43


Lucia Nasuko
"Pinko n'aime pas l'eau..."

⊰Qui es-tu ?

NOM : Nasuko
PRÉNOM : Lucia
SURNOM : La petite fille à la marionnette
ÂGE : 17 ans
FAMIGLIA/GROUPE : Millefiore
STATUT CONJUGUAL : Célibataire
INTÉRÊT SEXUEL : Hétérosexuel
ANECDOTES : Lucia possède une marionnette à gaine qu'elle appelle Pinko. Soit disant il parlerait tout seul et existerait réellement. A eux deux ils forment leur petit monde.
RANG : Agent
FLAMME PRIMAIRE: Brume ~ Nebbia
FLAMME SECONDAIRE: /
FLAMME TERTIAIRE: /

♕ Hey comment t'es fringué(e) ?

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BLABLABLABLABLA

♕ Et comment tu penses ?

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BLABLABLABLABLA

♕ Et si tu nous racontais ton histoire ?

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Chapitre I ~ Le nouveau né de la pluie
Italia, Sicile - 9 Mai 1996

- Boss il faut rentrer !

- Je le sais bien Hiruma, mais nous devons d'abord conclure ce marché. Dès lors nous pourrons rentrer à la maison.

Le boss resta sur ses positions, il était impossible de le faire changer d'avis. Mitsuomi Nasuko fronça les sourcils et me regarda d'un air obstiné. Il se retourna ensuite face à la personne qui se trouvait à l'autre bout de la table, entourée de tous ses hommes de main. Certes, l'anticipation n'était plus permise. Pourtant, on attendait le boss ailleurs. La naissance imminente de son enfant se préparait et il ne pouvait manquer pareil événement. Oui, l'héritier de la famille Nasuko allait enfin voir le jour ; on ne pouvait espérer plus grand bonheur. Cependant, rien n'échappait aux missions de la Mafia ; et étant boss, il était dans les devoirs de Mitsuomi-san de les accomplir assurément et cela qu'importait les raisons extérieures.

Le marché en question mêlait les affaires de la famille à celle des Giglionero. Le prix en valait la peine : réunir les deux familles afin de former une alliance dans le monde de la mafia. Il fallait dire que se lier à leur boss actuel, la célèbre Luce, pouvait leur offrir renommée, protection et, échanges. Ceci expliquait la raison du pourquoi Mitsuomi-san ne pouvait s'échapper. Il en était de son devoir de boss, ainsi que de la réputation de toute la famille. Et puis il se doutait que sa femme Maria-san comptait sur lui. Elle n'aurait accepté en aucun cas de voir son mari fuir et faillir à ses devoirs. Elle l'avait bien épousé pour sa force de caractère et son sens de l'honneur.

Le boss fixa intensément Luce-sama. Une atmosphère pesante et inquiétante s'installa. Pourtant le plus surprenant fut que cela ne vint pas du côté de cette femme. A contrario, une aura douce et apaisante émanait d'elle. Étrangement elle faisant penser à Maria-san.

Maria-san était également une noble femme. Elle était la sœur du boss de la famille Spaghetti. Mariée à Mitsuomi depuis l'âge de 19 ans, elle était perçue chez les Nasuko comme étant « La madonna » de la famille.  Elle était l'une des plus belles femmes d'Italie, rajoutée à son caractère bien trempé. Mitsuomi-san ne parlait d'elle qu'en éloge. Moi-même, son bras droit, je me demandais encore comment ces deux-là s'étaient rencontrés. Non pas que le boss était déplaisant, au contraire ; mais il était à savoir qu'un japonais se mariant avec une italienne était quelque peu mal vu. La différence d'origine et de culture, surtout dans la mafia, pouvait souvent engendrer quelques conflits. Par chance, les familles Nasuko et Spaghetti s'étaient bien trouvés. L'une occupait  plusieurs chaînes de restaurants dans le monde entier ; et l'autre traitait sur plusieurs chaînes d'hôtels et de marchés dans l'immobilier. Une alliance assez réjouissante... Et puis si ce n'était pas avant tout pour les biens de la famille, le mariage de Mitsuomi-san et de Maria-san s'était fait surtout par amour. Oui, je n'aurai pu raconter en détails ce que l'on m'avait raconté à propos de leur rencontre, mais ils s'étaient bien trouvés. Et de cette union si exemplaire allait naître l'héritier du boss. Elle n'était pas belle la vie ?

***
Pendant ce temps non loin de là, à une vingtaine de kilomètres, se trouvait un grand manoir. Toutefois; quelque chose de suspect se dégageait de la propriété. Oui la maison était surveillée de tous les côtés, jardin, portail, toits... Partout, par une impressionnante sécurité armée. L'on aurait cru la Maison Blanche aux États-Unis. Cependant, elle était cachée près de la forêt, à l'écart des routes principales. Les hommes qui rôdaient étaient tous vêtus de costumes noirs. Ils portaient de plus, des lunettes et des oreillettes. La demeure était assez distinguée au point d'attirer facilement le regard. La curiosité pouvait amener quiconque à vouloir savoir ce qui se tramait dans cette maison hautement surveillée. Eh bien la demeure en question était en réalité l'une des résidences secondaires appartenant aux Spaghetti. A l'intérieur demeuraient quelques membres de la famille et des Nasuko mais surtout, il y était présenté la femme de Mitsuomi, Maria. Celle-ci était logée dans l'une des principales suites du manoir. Il se trouvait à ses côtés plusieurs domestiques, ainsi que son frère Panini. Ce dernier avait voulu de base accompagner son beau-frère Mitsuomi pour la rencontre importante avec les Giglionero, cependant il avait refusé, ayant prétexté l'état souffrant de sa femme. Il fallait que son frère reste à ses côtés.

Panini était le boss des Spaghetti, et pour lui rien n'avait plus grande valeur que sa sœur Maria. Il s'était souvenu par ailleurs d'une de ses vieilles altercations avec le mari de cette dernière, avant qu'ils eussent été mariés. Chez les Italiens, on redoutait avant tout l'idée que les jeunes filles quittent la famille pour une autre. Et ayant été très proche de sa sœur depuis toujours, la seule idée de la voir mariée lui avait été impossible à digérer. Après plusieurs années de réflexion et d'embrouilles, il s'était fait à cette idée. De toute manière seul le bonheur de sa sœur importait. Et puis dès à présent, elle était enceinte. Et l'idée d'être tonton le ravivait pleinement.

Panini se trouvait près de la fenêtre, l'air soucieux et attentif. Il surveillait sa sœur, allongée sur  un grand lit à baldaquin aux tissus de soie rouge et or. Elle dormait profondément, la main posée sur son ventre bien arrondie. Les contractions de la journée s'étaient calmées et l'avaient laissé dans un état d'épuisement total. Maria avait bien souffert mais pour l'instant il n'y avait rien à signaler, tout était calme. On espérait simplement le retour du boss des Nasuko. Le bébé pouvait s'amener à sortir d'un moment à l'autre. Ce n'était plus qu'une question de temps.

En parlant de temps, la nuit douce et étoilée laissa place à une pluie diluvienne. L'on aurait cru qu'elle fut sortie de nul part. Panini espérait ne pas y voir de mauvais présages. Plusieurs coups de tonnerre retentirent et réveillèrent Maria d'un sursaut. Ceci fut suivi d'un cri strident.

- Aaaaaaah !

- Maria ! Que se passe-t-il ?! S'exclama Panini en courant au chevet de sa sœur.

- C'est...ce n'est rien Onii-san... juste la foudre qui m'a effrayé... , répondit donc la jeune femme, tremblante.

Panini serra tendrement sa jeune sœur dans ses bras et ferma les yeux. Il caressa doucement sa tête afin de la rassurer, et lui montrer qu'il était présent pour elle. Il s'était promis de la protéger, quoi qu'il arrive. Après cela, il sentit peu à peu le relâchement de Maria. Elle voulut par la suite se lever, mais Panini la retint :

- Que fais-tu ? Tu dois te reposer !

- Onii-san ! J'en ai assez de rester couchée à ne rien faire. Il n'a jamais été écrit que rester dans son lit toute la journée était bénéfique pour un futur bébé. J'ai besoin de prendre l'air.

- Mais il pleut dehors ! Insista Panini.

Maria n'eut cure de ses propos et se leva. Elle était réputée pour être très obstinée. Ceci n'enjouait pas si souvent son grand frère. Panini soupira et la suivit donc. Elle sortit de la chambre, laissant sur place les domestiques. Panini marcha à sa suite et broncha.

- Tu ne peux donc pas rester tranquille ? Tu es enceinte !

- Mon bébé se porte très bien, je te le promets, affirma Maria en le regardant. Elle sourit.

- Je sais que tu attends impatiemment ton mari. Il ne devrait plus tarder.

Maria s'était arrêtée à ses mots. Elle semblait inquiète.

- Maria ? Tout va bien ?

- ….

- Maria !

Il la regarda et peu à peu, ayant descendu son regard, il vit une grosse flaque d'eau...

- Onee-chan...

- Oui ! Je perds les eaux ! Aide moi !

Panini paniqua sur le coup. Il ne savait comment réagir... Il n'avait que 28 ans bon sang ! A peine fiancé, pas marié et sans enfants... Que faire ?! Première pensée intelligente : appeler des secours.
Les domestiques, ainsi que les membres de la famille dans la maison, furent prévenus sur le champ. Maria fut vite recouchée dans son lit. L'heure était déjà à la panique : le bébé allait naître d'une seconde à l'autre.

***
- Mitsuomi-sama ! Nous devons vite rentrer ! Votre femme est en train d'accoucher !

- Comment ?!

Nous étions dans la voiture. Nous venions justement de finir cette affaire. Luce-sama avait accepté l'alliance et nous faisions donc partie de la famille des Giglionero. C'était une première bonne nouvelle. La seconde était en cours de route. Le boss était très tendu, je ne savais s'il était en colère ou heureux. Il était déjà difficile de deviner les pensées de Mitsuomi-san mais, en pareille circonstance, je ne savais vraiment rien. Il gardait les bras croisés, les yeux fermés. Les collègues se pressaient d'aller plus vite pour atteindre le manoir. La tension était à son comble.

- Ne vous en faites pas, je suis sûre que tout va bien. Votre femme est très forte.

- Mhh...

Nous n'étions plus très loin de la propriété. Malheureusement on ne pouvait aller plus vite par cette affreuse pluie. Et on n'allait quand même pas risquer un accident. Nous n'avions plus qu'à espérer arriver à temps pour l'heureux événement.


***
« Maria-sama, allez encore un petit effort ! »

Tout le personnel pour la naissance était regroupé autour de Maria. La famille était dans le salon avoisinant la chambre. Panini faisait les cent pas, les autres hommes trinquaient, et les femmes riaient. Tout le monde semblait heureux. Cependant le boss des Spaghetti n'arrivait pas à contenir son inquiétude.

- Avons-nous des nouvelles de Mitsuomi-san ?!

- Boss, ils sont en cours de route.

La réponse ne réussit point à le calmer. Son humeur était semblable au temps de dehors. La pluie continuait de descendre, et les éclairs de gronder.

Quant à Maria, on ne pouvait décrire ce qu'elle pouvait ressentir à cet instant. L'on disait en tout temps qu'un accouchement était l'une des douleurs les plus horribles à supporter au monde. Elle poussait comme elle le pouvait, suivant les conseils des sages femmes. Elle s’efforçait tant bien que mal à supporter l'atroce épreuve qu'elle était en train de vivre mais, elle ne pouvait s'empêcher de désirer le soutien et la présence de son mari. Après plusieurs minutes encore, elle finit par croire qu'elle n'y arriverait pas. Que tout allait se perdre. Elle regarda vaguement autour d'elle, se laissant transporter dans un état de subconscience. Elle n'entendit plus rien, à part les sons des éléments déchaînés. Elle vit ensuite les éclairs tonner à répétition, les flashs se succéder, et là enfin, elle sentit qu'elle pourrait y arriver. Pour son enfant, pour leur enfant, elle allait se battre jusqu'au bout. Et pour cet ultime instant, elle poussa de toutes ses forces ; rejetant de ce fait tous ses soucis, tout ce qui était négatif, voulant braver toutes les forces de la nature. Et là, plusieurs sons se firent entendre. Un énorme tonnerre, doublé par le cri de rage de Maria, s'éternisant enfin par le cri du nourrisson. La nouvelle maman se relâcha enfin, toute essoufflée. Les sages femmes rirent en s'occupant du nouveau né. Dans toute la maison l'on avait entendu les cris et tout le monde fêta la venue de l'enfant.

Ce fut à ce moment-là que surgit Mitsuomi, l'homme que tout le monde avait attendu. Il était trempé, à bout de souffle. Il avait du courir pour enfin atteindre la maison. Hiruma et les autres hommes étaient derrière lui, présentant le même état.

- Alors ?! Comment va Maria ?!

- Omedetooooo Mitsuomi-sama !S'exclamèrent alors toute l'assemblée.

- Que... ?

Plusieurs personnes vinrent l'entourer pour le féliciter. Sur le coup, le boss ne comprenait rien. Puis soudainement, il s'élança en poussant tout le monde. Il fallait qu'il voit Maria. Il était donc papa ? Enfin ? Il courut jusqu'à la chambre comme si sa vie en dépendait et, sitôt arrivé, il rentra. Il vit les sages femmes s'attarder autour de Maria, l'empêchant de voir directement sa femme. Il trouva également auprès d'elle son frère Panini. Son expression rassura aussitôt Mitsuomi. Il était au comble du bonheur et semblait même pleurer. Le boss des Nasuko vint alors près du lit et put enfin voir sa chère et tendre.

« Maria... »

Jamais il n'aurait cru voir un jour sa merveilleuse femme plus belle qu'à cet instant là. Elle rayonnait de bonheur et d'amour. C'était donc cela l'accouchement d'une femme. Maria était épuisée, elle avait pleuré aussi mais dans ses bras là, se trouvait un minuscule petit être, emmitouflé dans une couverture. Mitsuomi croyait mal voir, mais non. Il y avait bien un bébé, oui, c'était son enfant.

« Mitsuomi ! Te voilà enfin... Viens donc dire bonjour à ta petite fille. »

Une fille... Non pas qu'il aurait préféré un fils, mais étrangement, son regard ne pouvait se détacher de l'enfant. Il était comme paralysé par tant de petitesse, de fragilité ; alors que lui était énorme et si robuste. Il comprit enfin ce que ça voulait dire, de ressentir l'immense fierté de devenir père. Et cela le combla de bonheur.


Et ce fut lors de cette étrange nuit de mai en Italie, où les vents se mêlèrent à la pluie, le tonnerre à la lumière, que naquit cette adorable petite fille : Lucia.



***
Chapitre II ~ La petite fille qui aimait l'eau
Italia, Sicile - xx xx 2003

« Lucia-chaaaan ! Où êtes-vous donc passé ? »

La voix provenait de derrière l'arbre. Elle était toute proche... Il ne fallait pas qu'ils la retrouvent. Lucia venait enfin de trouver un endroit tranquille pour s'y cacher et se reposer. Elle en avait assez de tous ces cours qu'on lui donnait.

Pour une petite fille d'à peine sept ans, il lui était déjà demandé d'apprendre ce que les adultes avaient appris beaucoup plus tard. Que ce soit dans les matières scolaires, les bonnes manières ou les arts. Cependant, cela ne s'arrêtait pas à ça. Il y avait de plus les initiations aux armes et à la dure vie de la mafia. Qu'est-ce qu'une jeune enfant de cet âge là venait à être mêlée à tout ce bazar ? Cela révélait de l'ignorance et de l'inconvenance... Pourtant malgré tout, Lucia s'était fait à cette enfance. Depuis ses cinq ans, ses parents l'avaient embarqué dans l'incroyable monde de la mafia, ce qui l'avait un peu forcé à mûrir prématurément. On aurait pu dire, par conséquent, que son enfance fut gâchée mais, dès à présent cela ne présentait plus aucune importance pour l'enfant que voilà. En effet elle n'avait presque aucune raison de se plaindre ; ses parents l'adoraient et la comblaient de tout ce qu'elle voulait, elle avait une grande famille rien que pour elle... une belle vie en somme. Malheureusement, c'est en forçant prématurément les choses que l'on peut contester et se trouver dans une situation difficile.

Lucia arrivait de moins en moins à gérer toutes ses activités. On lui en demandait trop. Elle était là, assise derrière un arbre, recroquevillée sur elle-même. La petite fille avait bien grandit. Ses cheveux avaient poussé et étaient coiffés en tresses. Elle portait une petite robe blanche à bretelles, avec une ceinture en soie rouge rappelant les reflets de ses yeux. La couleur blanche avait cependant laissé place à une teinte un peu plus foncée, boueuse. Elle avait couru pour échapper à ses précepteurs et, évidemment le blanc après une folle course dans le jardin... On pouvait également apercevoir sur ses bras quelques griffures venant des buissons. Sa tête étant entourée de ses bras, elle ne pouvait voir ce qui se présentait autour d'elle. Elle semblait calme, se voulant être la plus invisible possible. Invisible pour sa famille, ses devoirs, seulement quelques minutes.

« Lu-chan, que fais-tu là ? » retentit une voix soudainement devant elle.

Elle releva la tête, surprise de n'avoir rien senti s'approchant d'elle et, tomba nez à nez face à son oncle. Que faisait-il ici ? Et comment avait-il fait pour surgir comme ça ? Lucia rougit et ferma les yeux. Il rit puis la prit dans ses bras pour la porter. C'étaient deux grands bras puissants et chauds qui l'entouraient. Elle ne pouvait le nier : elle adorait son oncle Panini.

« Toujours à s'enfuir hein ? Tu sais que ta mère n'aime pas ça ma petite Lu-chan. »

Elle ne répondit pas à cela. Elle le savait que trop bien. Sa mère Maria basait toutes ses espérances en elle. C'est elle qui avait fait venir tous ces précepteurs pour son éducation. Encore elle qui s'était mis en tête de faire de Lucia une future grande lady qui serait la future épouse d'un mafieux. Et oui déjà la petite connaissait son avenir. Elle reprochait à sa mère de l'avoir embarqué aussi vite dans le monde des adultes. Et puis son père était aussi à blâmer. Ce fut lui quand même qui lui avait tout raconté au bout de plusieurs soirs avant son coucher, l'histoire de la famille et de la mafia. Destruction d'enfance... Après tout, elle ne pouvait leur en vouloir complètement. Ce n'était pas comme s'ils la délaissaient, au contraire. Elle restait leur fille chérie.

« Allez je vais te ramener et je resterai avec toi, d'accord ? » demanda-t-il tout en lui souriant.

Lucia rougit encore de plus belle puis hocha la tête. Elle allait donc retourner à ses affaires d'adulte, la routine entre autre.


***

Quelques jours passèrent et, la routine n'avait point changé.

Lucia était comme à son habitude en train d'étudier. Cette fois-ci on lui avait posé un exercice d'ordre stratégique : établir un plan de bataille. Oui, toujours le même problème de niveau, mais personne n'y faisait attention... Quoi qu'il en soit, auprès d'elle se trouvaient son père et sa mère. C'était l'un des moments quotidiens de la famille, l'heure du thé. Il y avait toutes les variétés de thé du monde, européens, asiatiques, américains... Soit. Même un parrain buvait le thé. Il y avait également plusieurs pâtisseries et confiseries sur la table. Lucia en raffolait, elle adorait le sucre ; sacré péché mignon.

"Eh bien ma fille ? Tu n'y arrives donc pas ?" questionna le père, moqueur.

Lucia broncha et ne préféra pas répondre. Elle avait déjà le cerveau en surchauffe. En fait elle avait déjà résolu le problème, mais il fallait tout réécrire. D'un geste énervé, elle jeta la feuille, renversant par inadvertance sa tasse de thé. Un silence suivit. Elle fut dès la seconde d'après très honteuse, mais ne voulait pas l'avouer.

- Lucia, qu'est-ce qu'il se passe ?

- Maria, je t'avais dit que ta fille n'était pas très... posée sur le plan intellectuel quoi. Elle doit certainement préférer la bataille plutôt que les plans, non ? Répliqua Mitsuomi en riant, sans savoir que ce propos était d'une idiotie.

Elles soupirèrent ensemble puis se mirent à rire, oubliant cette bêtise du jour. Par la suite, ils laissèrent Maria se reposer pour la journée, pensant qu'elle en avait assez fait jusqu'à présent.

Profitant de son repos accordé, la petite fille se dirigeait vers son petit coin favori, là où un immense saule pleureur reposait au bord d'une rivière. Ce petit endroit confiné laissait place à la totale liberté de Lucia. Ici même elle pouvait se défouler, jouer, penser joyeusement et garder l'enfance qui lui manquait tant. C'était ici-même qu'elle avait découvert son attrait pour l'eau, grâce à la clarté magnifique de la forme, et au goût pur de la boisson. Même si la saison n'était pas à la baignade, Lucia ne pouvait s'empêcher d'aller barboter avec l'eau. Elle disait qu'elle n'avait pas froid justement, elle aimait l'eau. Les gouttes brillaient, la pression de l'eau l'enchantait et l'invitait à danser. Elle se sentait telle une mini diva qui donnait un concert à toute la nature entière. La robe bleue qu'elle portait ? Toute mouillée et foutue en somme. Ses cheveux ? En bataille, tout comme le reste de sa tenue. Mais le sourire, là il était réel. Elle se disait qu'elle pouvait accomplir tout ce qu'on lui demandait, du moment qu'elle avait le droit de garder son petit coin de paradis. Pour cela, elle était prête à tout.

Lucia n'avait pas vraiment d'amis. Elle avait été comme ainsi dire, éternellement confinée dans la demeure familiale, entourée de précepteurs et de dames de compagnie. Les seules occasions où elle avait pu s'en faire étaient lors de réceptions mondaines entre les grandes familles les plus distinguées. Cependant, ce fut également lors de ces mondanités que Lucia avait développé une sorte de phobie contre la foule. Étant l'enfant chéri d'une des familles les plus vues du moment, tout le monde la scrutait, essayait de lui parler, de l'aguicher ; tout cela se rajoutant par le bruit, les cris, les rires, les pleurs des enfants... Tout ! Après plusieurs réceptions répétées dans le même genre, Lucia s'était clairement évanouie, à la vue de tous, sous le regard effrayé de ses parents. Depuis lors, elle ne supportait ni la foule, ni le bruit strident qui pouvait l'entourer. La raison pour laquelle elle demandait tant de calme et de sérénité. Sa mère l'avait bien destiné à un avenir dans la mondanité mais, avec un tel clou dans le pied c'était plus facile à dire qu'à faire. Et puis de toute façon elle en avait tellement pas envie... Elle était trop jeune et devenir comme cela plus tard ne l'intéressait guère. Non, elle recherchait plus que ça. Souvent elle pensait à changer ce destin qui lui était prédit ; et plus elle grandissait, plus les réflexions prenaient forme. Telle la pluie qui s'intensifie lorsque les nuages sont gorgés d'eau.



Bon courage, Invité de la part du Staff de Kateikyoshi Hitman Reborn RPG.
« En espérant bientôt pouvoir te compter parmi nous, mauvaise troupe. »

PRENOM OU SURNOM : Lulu :3  ÂGE : Maintenant 19 ! FRÉQUENCE DE VISITE : Souvent  COMMENT ES-TU ARRIVE ICI : Haha ~  COMMENT TROUVES-TU LE FORUM ? : J'aime beaucoup le codage même si c'est pas évident de prendre en main l'automatisme du paneau-sphère.  UNE DERNIÈRE CONNERIE : Bwaaaaah 8D CODE DU RÈGLEMENT : Coquillage-De Sangoku-Le tajin VOTRE NIVEAU DE RP : Très bon



© Kateikyoshi Hitman Reborn RPG ▬ LAST HOPE
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